Chronique d'albums : Deadwing
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| CHRONIQUE
Il y a bien longtemps que j'aurai dû consacrer une chronique à un groupe cultissime et pourtant pas toujours connu des fans de rock prog pur cru : Porcupine Tree.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, il existe depuis près de 20 ans, originellement projet solo de Steven Wilson, leader et maître à penser du groupe. Si le nom de Mr Wilson ne vous dit rien, il est pourtant à connaître car il est actuellement un des cerveaux du rock progressif moderne.
Depuis leurs débuts, on peut diviser leur carrière en 2 parties : les albums des débuts étaient très planants, expérimentaux voire psychédéliques. Mais depuis un certain nombre d'albums, le groupe nous distille un rock encore expérimental par moments mais bien moins psychédélique, plus structuré mais très à part comparé à la plupart des formations du moment. Pour découvrir ce groupe je conseillerais 4 albums :
- Stupid Dream : album dans le style PT pur souche. Varié, léger, alternant titres doux et plus rythmés, il est un excellent représentant.
- Lightbulb Sun : album avec lequel je les ai découvert. Plus doux que d'autres, avec une présence accrue de guitares acoustiques, un vrai régal qui s'écoute d'un bout à l'autre avec plaisir.
- In Absentia : album qui a divisé les fans car c'est le plus "méchant" du groupe (tout est relatif mais c'est le plus "lourd" du groupe).
Personnellement je l'adore, comme certains groupes que je ne citerai pas, chaque album a son identité propre qui peut plaire et déplaire.
Qu'en est-il de ce Deadwing? Est-ce que je vais vous le conseiller?
Je vous parle de style PT mais pour ceux qui ne connaissent pas, je ne l'ai finalement pas explicité.
Qu'est-ce qui rend ce groupe si spécial?
Tout d'abord la voix de Steven Wilson : reconnaissable parmi 1000, sa manière de chanter contribue à caractériser les titres. Difficilement descriptible, il apporte une grosse part d'émotion à la musique du groupe.
On ajoute ensuite à ça, une musique très lêchée, comportant de nombreuses couches et nappes d'instrumentations souvent discrètes mais au final indispensables.
Et on termine par une musique pas forcément très technique comparée à certains autres groupes mais qui a le don de vous prendre aux trippes.
Ce groupe a le talent pour saisir d'émotion l'auditeur avec des passages lents et planants mais aussi le prendre à revers avec des passages plus rapides et des parties instrumentales excellentes.
Allez passons au détail de l'album. Je peux d'ores et déjà vous dire que cet album se rapproche d'un Stupid Dream dans ses sonorités.
Ce Deadwing s'ouvre par le titre éponyme : Deadwing. Parfaite ouverture en la matière, ce titre rapide de presque 10 min lance l'album sur de bons rails. Alternance de couplets planants et de refrains plus saccadés, il donne envie d'avoir la suite.
Dans les titres suivants on sera entrainé par les refrains excellents de Shallow et Halo, bercé par les balades Lazarus et Mellocoton Scratch, remué par l'original et prenant Open Car.
Mais surtout mention spéciale au titre le plus long de l'album : Arriving Somewhere but not Here. Ce chef d'oeuvre de 12 min est pour moi la perle de l'album et représente parfaitement la force de PT à l'heure actuelle. Cette montée en puissance d'école est portée avec maestria d'un bout à l'autre du compteur. Commençant très lentement, empreint de la voix si spéciale de Steven Wilson, les différentes couches viennent s'ajouter petit à petit, le rythme s'accélère lentement mais sûrement pour arriver à cette ligne de basse fantastique et ce furieux riff de guitare sur la fin.
Cette alchimie indescriptible fait mouche et vous prend là où il faut. Un pur bijou, PT au sommet.
En conclusion, PT nous a servi là un bien bel album, peut-être pas leur plus original mais qui calmera les fans déçus par le pourtant fantastique In Absentia.
Pour les néophytes du groupe, il constitue une très bonne mise en bouche qui donnera envie d'en découvrir plus.
A noter bientôt la sortie de leur 1er DVD live... que j'attends de pied ferme!
Pour l'histoire on rappellera aussi que Mr Steven Wilson a produit et participé à Damnation d'Opeth, unique album acoustique de ce groupe dont les influences PT se ressentent énormément, Mikael Åkerfeldt le leader étant fan absolu de PT (il fait un solo sur Arriving Somewhere).
Ce qui est aussi parfait pour rappeler qu'il y aurait en préparation un projet avec Steven Wilson, Mikael Åkerfeldt et Mike Portnoy.
Autant dire 3 papes de leurs domaines et styles musicaux, j'ai déjà allumé les cierges pour que ce super-projet soit une réussite monumentale, reste à savoir le style final. Le genre de super-groupe qu'on aimerait retrouver depuis la fin de Transatlantic.
Site officiel :
http://www.porcupinetree.com |
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