Chronique d'albums : Frames
| Oceansize
| CHRONIQUE
Allez je mets à profit ma volonté de reposter des chroniques sur notre site adoré et je me lance!
Voilà un groupe que j'aurais du chroniquer il y a maintenant un certain temps. Je l'ai découvert pour ma part il y a en gros un an, un an et demi et j'ai été complètement touché et pris par leur musique. Son nom?
Oceansize. Nom à retenir, que l'on va entendre de plus en plus à mon humble avis au fil du temps.
Originaires de Grande-Bretagne, ces 5 gaillards représentent parfaitement ce que certains voient comme la nouvelle vague du rock progressif. Je ne me perdrais pas dans des appellations pas toujours bienvenues, disons que c'est clairement du rock, mais aussi bien plus, transposé à un niveau supérieur qu'on rangera dans le prog, à moitié par flemme (en tout cas pour ma part).
Cette année voit donc débarquer le 3ème album du groupe : Frames. Pour ceux qui connaissent le groupe, album très attendu car il a la dure tâche de passer derrière Everything Into Position, petit bijou en son temps et encore à l'heure actuelle. Album d'ailleurs connu (ou pas justement) car peu après la découverte du groupe, je me suis rendu compte qu'un des titres était la nouvelle musique des pubs Orange...et oui...comme quoi.
Alors comment décrire le style de ce groupe? On pourra faire des rapprochements avec les travaux de Monsieur Steven Wilson dans Porcupine Tree ou Blackfield, ou encore des groupes tels qu'Anathema ou même Pain of Salvation...mais il est justement ardu de les comparer à quoi que ce soit d'autre, tant leur style est frais et novateur.
Style qui se caractérise par une voix qui colle parfaitement à l'émotion véhiculée par la musique, qui sait se faire tantôt douce et lancinante, tantôt plus rageuse pour porter la face la plus rock du groupe. Musicalement, c'est un véritable travail d'orfèvre : musique multi-couches aux innombrables détails, rythmiques ciselées, chaque nouvelle écoute en révèle un peu plus, de nombreux titres sont des modèles de montée en puissance réussie, portant l'auditeur sur souvent 7-8 bonnes minutes voire 10, ils sont loin d'être avares sur le temps de jeu.
Au final, il n'est pas aisé de poser des mots sur ce qu'est le style Oceansize...il faut écouter et voir ce qui se passe chez l'auditeur au fur et à mesure.
Techniquement, on n'est loin de nombreux groupes de métal actuels, mais l'effort de composition est tel qu'on ne peut qu'applaudir des 2 mains devant tant de fraicheur et de talent. Chaque titre est une expérience et cet album montre que le groupe est au top de sa forme. Des titres comme Unfamiliar, Trail of Fire ou Only Twin sont de superbes montées en puissance. An old friend of the christy's fait quant à lui monter la sauce plus doucement. Quant à Sleeping Dogs and Dead Lions, il laisse plus parler la poudre et ne démontre qu'un peu plus, l'immense talent du quintet.
Cet opus ne fait pas honte du tout au précédent, il est dans sa digne lignée seul le temps et l'auditeur décideront du préféré. Ce qui est sûr c'est que c'est un groupe auquel il faut donner une chance, sa grande originalité à notre époque justifie à elle seule de leur laisser une chance, peut-être d'entrevoir un certain nombre de groupes des futures années, avec assurément un des futurs leaders de cette mouvance (avec des groupes comme Black Bonzo ou Minus The Bear que je chroniquerai à l'occasion). On en redemande tant que c'est bien fait.
A noter un packaging plus que beau avec notamment un livret tout en papier glacé et semi-relief du plus bel effet! Un bien bel objet Maryse! 
Avec en plus un très bon titre bonus de 10 min, qui porte la longueur de la galette à plus de l'heure et quart si mes souvenirs sont bons : bref, à ce prix là, vu la qualité déployée, il serait bête de passer à côté de cette excellente découverte. |
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