Chronique d'albums : Unia
| Sonata Arctica
| CHRONIQUE
Voilà la chronique d'un album que j'aurais du faire depuis bien longtemps cette année. Unia, le dernier Sonata Arctica.
En préambule de cette chronique, je précise que depuis que ce groupe est né, je n'en ai jamais été grand amateur, le speed n'a jamais été ma tasse de thé et même si les musiciens semblaient bons, je n'ai jamais accroché. Pour cette raison, j'ai évidemment des lacunes sur la disco du groupe, je ne m'en cache pas mais cela n'affecte en rien cette chronique, après tout il n'est pas obligatoire de connaître le passif d'un groupe pour juger d'un album à un instant T.
Voilà donc en 2007, le dernier opus de Sonata Arctica...information qui m'en touchait une sans faire bouger l'autre au départ. Mais après avoir vu qqs chroniques enthousiastes, notamment de Progressia (qui n'est pas une référence pour moi, même s'ils m'ont permi de découvrir de bons groupes)...les connaissant, pour qu'ils le notent si bien c'est quelque chose a du changer dans la musique du groupe, on ne peut pas dire qu'ils portent à la base le speed dans leur panthéon. Ne me démontant pas et tout le temps enclin à me faire un avis personnel sans écouter les avis externes, je me suis décider à l'écouter!
J'avoue que je ne sais pas trop par quel bout le prendre...
Dès le début de l'album (1er concept album du groupe si je ne m'abuse), j'ai été capté par nos amis finlandais : In Black And White part fort, sans être speed à outrance, la voix de Tony Kakko fait des merveilles, loin des clichés de voix aigus comme à leur début, il attaque plus et fait même un peu penser à Peavey Wagner, chanteur de Rage à organe plutôt bien développé.
Le niveau général de l'album est à mon goût extrêmement élevé, tant il est homogène et travaillé. Mis à part quelques titres un brin en dessous comme Under your tree et The worlds forgotten, the words forbidden, le reste de l'album est un pur régal. Lignes de chants tonytruantes (sort de ce corps Laurent Ruquier...), rythmiques de guitares d'une précision diabolique (un bonheur d'y prêter attention, loin d'être binaires et répétitives, elles sont sans cesse renouvelées, un travail rare de nos jours) et finalement ceci s'applique à tous les instruments : les jeunes finlandais se sont cassés le cul, il n'y a pas d'autres mots. Cet album est très mature dans sa structure et ses aspirations.
Néanmoins les amateurs du groupe des débuts seront sûrement pris à contrepied, l'ambiance générale de l'album étant loin du speed des débuts, il faudra un certain nombre d'écoutes pour vraiment s'imprégner de l'album et en jauger la diversité des couches musicales qu'il comporte. Une fois qu'on commence à s'y intéresser, chaque écoute révèlera de nouveaux détails et le plaisir n'en sera que plus grand.
Le couple d'entrée In Black & White/Paid In Full met une pêche d'enfer dans cet album et le lance complètement. Quant au quatuor Caleb - The Vice - My Dream's But A Drop Of Fuel For A Nightmare -The Harvest, il est la perle de l'album, le monument : ces 4 titres s'enchaînent parfaitement et montre la nouvelle maturité et maîtrise de composition du groupe...ainsi qu'une facette très bien ajoutée et parfaitement maîtrisée : des choeurs sur fond un peu médiévalo-déjanté qui feront irrémédiablement penser au grand QUEEN! Et oui rien moins que ça!
Et ils tiennent parfaitement bien la comparaison sur ce point, tant la justesse d'insertion de ces passages est réussie, donnant à cet album une touche rock opéra qui rappellent les meilleures heures de Bohemian Rhapsody! 
Le titre My Dream's But A Drop Of Fuel For A Nightmare porte à lui tout seul le niveau de l'album, tout y est et c'est le meilleur titre d'Unia.
En définitive, le verdict est particulier à chacun plus que jamais...pour ma part, il est simple : cet album m'est arrivé dans la gueule là où je ne l'attendais absolument pas! Pour moi, LA TRES GROSSE surprise de cette année 2007 pourtant très très chargée en excellentes sorties ce qui n'est pas pour nous déplaire. Là où on a eu droit aux nouveaux DT, SX, PoS et consorts, je le place sans hésiter dans le TOP 3 des meilleurs albums de 2007 pour tout ce qu'il apporte : talent, fraîcheur, originalité, efficacité, prestation, production.
L'auditeur amateur du Sonata des débuts et de speed en général sera pê désarçonné et ne le portera pê pas dans son coeur, ce que je peux comprendre. Par contre, le réfractaire des débuts (et le commun des mortels) devrait vivement y jeter une oreille en faisant, pourquoi pas, table rase de tout ce qu'il connaît sur ce groupe.
Il sera dur d'avoir un avis arrêté sur cet album avant pas mal d'écoutes mais une galette de cette qualité mérite d'y consacrer du temps pour la jauger : chacun y trouvera son avis mais il serait bête de ne pas lui avoir donner sa chance, un travail de cette qualité ne peut laisser indifférent.
Pour ma part, c'est pour le moment l'album qui a le moins décollé du lecteur depuis sa sortie. |
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