Chronique d'albums : An Ephemeral World
| Patrick Rondat
Patrick Rondat
| An Ephemeral World
|
| CHRONIQUE
Après une longue absence mise à profit pour jouer au sein d'Elegy et Consortium Project, Patrick Rondat revient avec un album solo inventif. Et pour être sûr de réussir il s'est entouré des excellents Dirk Bruinenberg (Elegy) à la batterie et Patrice Guers (Rhapsody) à la basse ce qui confère à An Ephemeral World une maîtrise instrumentale hors du commun. 
Sur cet album Patrick a tout misé sur les compositions et non sur les prouesses techniques (malgré un jeu toujours à la hauteur de sa réputation de Guitar-Hero !). 
Conscient du fait que la musique instru a plus de mal à capter l'attention que les morceaux chantés, Patrick Rondat dynamise ses morceaux en enchevêtrant de nombreux mouvements les uns dans les autres. Les changements de rythme s'enchaînent aussi vite que les changements d'ambiance. Rare les albums instrumentaux qui réussissent a être aussi passionnant et aussi peu ennuyant. On comprend que l'expérience Elegy a inspiré Patrick Rondat dans l'écriture de ses morceaux, tous joués avec une sincérité et une générosité à l'image du personnage, c'est à dire grande.
Mes préférences vont vers Heavy Donkey's Island, très néo-classique, Tethys la pièce maîtresse de 12 min alternant passage speed, prog et acoustique, en passe de devenir un morceau instrumental d'anthologie.
Certains titres plus jazz accompagnent aussi cet album et le titre Isaphan avec ses sons très ethniques...
Le son est excellent, mélodie et ambiances diverses font de cet album un passage obligé pour nos chères oreilles. On finit cet album par une démonstration de guitares néoclassique avec un son très crus : Partitia n°1 For Violin Solo. 
Etant resté sur un Amphibia génialissime, je suis ravi de retrouver un Patrick Rondat au meilleur de sa forme. 
Site officiel :
http://www.rondat.com |
|