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Met@lnono




Artiste : Jordan Rudess   Année : 2005   (Téléchargée 207 fois)
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CommentairesCommentaire de Met@lnono
le 12-12-2005 à 20:42


Voici la traduction effectuée par Dams:

DC : Si tu le permets, parlons tout d?abord d?Octavarium, peux-tu nous dire comment tout le concept d?Octavarium a démarré ?

JR : Nous sommes rentrés en studio, et avons commencé par écrire de la musique, le nom et l?idée d?Octavarium ne sont pas apparus avant l?écriture, avant que nous soyions prêts et que nous nous demandions ce que nous allions faire. Dans ce groupe, il n?y a bien sûr pas que de la musique qui est écrite, mais aussi beaucoup de choses conceptuelles qui servent de fondations solides à tout ce que nous faisons. J?ai d?abord découvert cela quand je suis arrivé pour SFAM qui était déjà un gros concept ! Non seulement ces mecs aiment écrire de la musique, mais en plus ils voulaient des histoires, différentes interprétations, des éléments cachés dans l?artwork, bref toutes ces choses qui sont cools pour les fans. Et donc Mike a abordé de manière intéressante ce concept qu?il avait eu autour de l?octave, comment nous pouvions tout agencer dans un même tableau, le fait que ce soit notre huitième album studio, qu?il y ait 8 chansons, puis que les gens puissent se plonger dans le livret et découvrir des indices intéressants, continuer à fouiller et chercher des sens cachés. Pour ma part, tout cela m?intéresse bien sûr, mais je suis plus intéressé par écrire de la musique. Mais une fois tous ensemble, c?est de cette manière que çà marche en tant que groupe.

DC : Donc le concept, l?artwork, tout cela était plus un jeu pour toi ?

JR : Disons que je n?y ai pas porté la même attention que les fans, se préoccuper de tout çà, dénicher des indices? je ne fais qu?écrire de la musique (rires) ! C?était fun, mais je n?ai pas eu assez de temps pour tout çà.

DC : Au sujet de toutes ces preuves, penses-tu que les fans ont découvert à peu près tout ?

JR : Je pense que oui. Mike nous tient au courant, sur son forum on entend " j?ai trouvé ci, j?ai trouvé çà, j?ai réalisé ceci, j?ai réalisé cela? ".

DC : Donc il ne reste pas un gros secret?

JR : Attendant d?être révélé ? (rires) Non je ne pense pas. Ou alors nous ne l?avons pas découvert nous-mêmes !

DC : Cet album est le dernier avec votre label, quelle est la prochaine étape pour DT ?

JR : Et bien nous verrons. Nous nous amusons avec beaucoup d?idées différentes pour le moment, c?est une période très intéressante musicalement, pas mal de gens nous entourant ont changés, donc cela nous offre beaucoup d?options, un large point de vue sur le business à venir. DT travaille avec Warner depuis pas mal d?années, quoi que nous fassions nous restons un groupe et si nous voulons faire quelque chose d?autre, les choses doivent changer pour s?accommoder avec cette évolution. (NdT : à cet instant on entend le ton monter dans le couloir, peut-être bien James, et une porte claquer violemment?) Internet en fait partie, c?est le + gros changement bien sûr, mais dans tous les cas nous sommes très excités à l?idée de cette prochaine étape, je pense que çà va être excellent.

DC ; Au moment où nous parlons, savez-vous ce que vous allez faire ? Changer de label ou pas ?

JR : Nous ne savons pas du tout encore. Nous explorons, nous discutons avec des gens?

DC : A propos d?Internet, beaucoup de fans ont peur que vous arrêtiez après cette tournée (la fin d?un cycle, ce retour sur la carrière?), par pitié dis-nous que c?est complètement faux !

JR : Arrêter le groupe ? Non non, pas du tout, çà n?est qu?une rumeur !

DC : Comment as-tu préparé l?enregistrement de tes parties clavier pour OV ? Comment as-tu choisi tes sons, la manière de jouer tel ou tel passage ?

JR : Mon environnement studio et mon environnement live sont 2 choses très différentes. Lorsque j?ai enregistré pour cet album, je suis venu en studio en apportant une grande partie de mon matériel de home-studio, et que j?ai intégré à mon environnement studio que j?avais déjà comme mon Kurzweil, mais aussi Korg, Yamaha, un Roland V-Synth, mon ordinateur que j?avais rempli de softs intéressants?. Je disposais à la base d?une large palette de sons à employer, et en plus de beaucoup d?endroits où poser mes mains, car l?une des principales différences entre le live et le studio, c?est qu?en live je peux prendre le temps de recréer de larges couches de sons, s?il y a du piano, des nappes de violons par dessus, des effets sonores? que tout cela soit empilé à tel ou tel endroit du clavier. En studio, lorsque nous sommes en phase de création, ce n?est pas çà le problème, c?est plus la manière dont ces éléments séparés vont venir s?assembler sur l?enregistrement, alors qu?en live on cherche à tout déclencher simultanément. Donc mon attitude dans les 2 cas, la manière dont je travaille sont totalement différentes. Je commence par utiliser de nombreux outils différents en studio pour réaliser cela, et je m?inquiète plus tard de la manière de le reproduire sur scène. J?ai utilisé notamment un soft appelé Atmosphere, mes pads, des effets sonores du V-Synth, des programmes de percussions électroniques? Personnellement c?est un peu la fête des sons en studio ! Une des choses principales que j?ai utilisé est un programme appelé Ivory car il y a beaucoup de piano sur cet album : dans le studio il y avait le Grand Piano Yamaha de 7 pieds, mais j?avais aussi ce programme, qui émule des sons de piano. Et après avoir enregistré et comparé les 2, il s?est avéré qu?à l?enregistrement le son de Ivory donnait mieux que le son réel ! Donc je l?ai utilisé pour toutes les parties piano de l?album, c?est le meilleur son de piano que j?aie jamais eu. Et après tout cela, il y a l?étape du live. Donc après avoir fini les sessions d?enregistrement je me suis préparé pour cette tournée avec mon matériel de l?époque, tu te rappelles probablement du Kurzweil qui était le centre de tout ce que je faisais. Mais beaucoup de choses se sont passées avec Kuzweil au fil des années, le business a chuté, et ils n?étaient plus capables de me fournir le support dont j?avais réellement besoin, et en plus ils ne sortaient plus de nouveaux produits et les gens avec qui j?avais travaillé chez eux étaient partis, avaient été licenciés ou changé de job. Donc j?ai décidé que la meilleure chose pour moi était de partir chez Korg, car ils avaient ce nouvel instrument appelé l?Oasys.

DC : C?était précisément une de mes questions.

JR : C?est un tout nouvel appareil, à la pointe de la technologie actuelle en matière de clavier. C?est l?instrument le plus capable dont je puisse rêver pour jouer live. Il dispose de tant de choses, il a tant de sons, de polyphonie pour jouer de gros accords et plusieurs étages de sons sans altérer son fonctionnement. De plus je peux y charger tous mes samples spéciaux, comme des bruits de verre cassés, etc? tout ce qui ne fait pas forcément partie du monde habituel du clavier. Je peux aussi charger mes sons spéciaux DT dans sa RAM. Ce n?était pas facile d?aller de Kurzweil chez Korg, car j?utilisais un total de 6 synthés, dont mon clavier maître. Mais j?ai pu remplacer tout cela par un seul clavier (NdT : diable ! !) principal. J?ai laissé dans mon rack de quoi réaliser une ou 2 choses que je voulais et que je n?avais pas eu le temps de programmer dans l?Oasys.
Et puis j?utilise 2 nouveaux instruments. L?un d?eux s?appelle le Continuum, et l?autre est le Lap Steel. Le Continuum est un instrument étonnant : c?est un contrôleur qu?on pourrait imaginer comme un clavier fretless, qui peut jouer jusqu?à 10 notes simultanément, bien que je l?utilise principalement pour des solos. Il ne fait pas de son par lui-même, il faut le relier à un autre appareil qui produit le son. J?ai donc décidé d?utiliser le Roland V-Synth avec le Continuum, ce qui constitue une excellente paire, très souple d?emploi, et l?architecture du Continuum est idéale pour contrôler quelquechose comme le V-Synth. J?ai donc commencé à expérimenter, à jouer ces sons très doux, appris comment faire des bends d?une note à une autre, et en fait apprendre tout simplement à en jouer. Quand je suis venu en studio avec, je tenais vraiment à l?utiliser, à expérimenter, trouver des sons qui seraient cools. Quand on a commencé à travailler sur la chanson Octavarium, Mike était avec moi et me disait comment il imaginais le lead. Il ne savais pas de quoi le système était capable, et moi non plus, alors nous avons essayé. Roland m?avais demandé de créer des sons pour le V-Synth, et lorsque je les ai utilisés, je me suis dit qu?en les modifiant de manière appropriée pour le Continuum, ils pourraient probablement faire l?affaire. Et après avoir passé un peu de temps, nous les avons trouvé cool et avons décidé de les employer. Nous en avons dansé de joie avec Mike dans le studio, et de cette joie est né le début d?Octavarium. Ce sont ces quelques premières minutes, comme vous verrez ce soir, où j?utilise un pad avec le V-Synth pour donner une atmosphère, ainsi que quelques notes jouées avec le Continuum. C?est très doux, un peu comme un son de guitare. C?est très excitant pour moi d?avoir ce tout nouvel instrument, cela nous ouvre beaucoup de nouvelles voies à explorer pour le nouvel album. En dehors de ce son particulier que j?ai découvert, je suis sûr qu?il y a pleins de choses sympa à en tirer à mesure que j?apprendrai à vraiment rentrer dedans.
Le deuxième élément nouveau est le Lap Steel, dont j?ai déjà utilisé le son pour certains morceaux car je l?aime beaucoup, comme In the name of God où je l?avais programmé dans mon clavier. J?avais du mellontron par exemple à la main gauche, et je jouais une mélodie à la main droite avec une pédale pour contrôler le pitch et faire en sorte que çà ressemble au Lap Steel. Mais maintenant je peux le jouer réellement. Nous avons joué avec Yes il y a quelque temps et quand j?ai vu Steve Howe l?utiliser je lui ai dit " eh, çà m?intéresse ! Peux-tu m?en dire plus, comment joues-tu de ce machin ? ". Donc il m?a donné une rapide leçon, m?a montré quelques trucs, et dès que je suis rentré à la maison après cette tournée, je m?en suis acheté un ! Et quelques semaines plus tard, je suis venu avec en studio, je l?ai montré aux autres, et j?ai pris l?habitude de l?utiliser sur d?anciens morceaux, de l?intégrer au set, comme dans Octavarium ou In the name of God, bien que nous ne jouerons pas cette dernière ce soir. Quant à James, il joue désormais un peu de clavier, quelques accords pendant que je joue.

DC : Sur Octavarium, on peut voir qu?il y a un énorme travail sur le son et la production. De ce fait, penses-tu que d?une certaine manière, ton rôle est allé au-delà su " simple joueur de clavier " ?

JR : Je me suis toujours senti impliqué comme un claviériste, que ce soit en jouant des mélodies, ou en produisant toute sorte de sons. D?un certain point de vue, je ne me sens pas vraiment producteur, je ne suis pas crédité sur le livret, mais d?un point de vue sonore, on pourrait dire que oui. Le groupe dépend de moi pour créer les contours de ces différents sons, et lorsque Mike vient me voir avec sa casquette de producteur, il me dit qu?il imagine les choses d?une certaine manière, avec des cloches ou des effets? Comme pour Sacrificed Sons, lorsqu?il m?a parlé de sons de journaux télé, de gens priant, de langues étrangères?. Il m?a dit cela en studio, je l?ai écouté et j?ai créé sur mon synthé cette espèce de groupe aux sonorités arabes, ainsi que l?essentiel de la partie solo par dessus. Cà m?a pris 20 minutes / une demi-heure, j?ai choisi des sons d?instruments arabes traditionnels, les softs que j?avais, puis je lui ai dit : écoute-çà ! Donc je lui ai joué et il s?est exclamé " oh mon Dieu, c?est cool ! ". Donc tu vois, on travaille de manière très rapprochée sur les aspects sonores. Il y a aussi cet intermède entre Panic Attack et Never Enough je crois, où on entend cette espèce d?ambiance techno?

DC : Maintenant que tu as joué pratiquement toutes les chansons du répertoire de DT?

JR : Je vais prendre ma retraite ! (rires)

DC : Comment décrirais-tu les styles de Kevin Moore et Derek Sherinian, et lequel préfères-tu ?

JR : C?est intéressant vois-tu, car quand j?ai commencé avec DT, beaucoup de leurs chansons étaient presque " antiques " de mon point de vue spécifique, elles étaient si simples car c?était souvent des nappes de cordes qui étaient employées, du fait des machines utilisées à ce moment là. Lorsque je reviens dessus, dans certains cas je conserve le son original, mais dans d?autres cas je fais mon possible pour le " renover ". Si c?est un son typique, comme pour Pull me under par exemple, c?est LE son qui était là au début, le changer ne serait pas authentique pour la chanson, et je me dis qu?après tout, il n?avait pas mieux à cette époque. Mais musicalement, pour commencer à parler de Kevin, je pense qu?il avait un grand rôle dans le c?ur du groupe, au niveau de sa musicalité et de l?influence qu?il avait sur l?écriture, il a beaucoup aidé à définir les contours que DT a gardé jusqu?à aujourd?hui. Derek était un excellent claviériste, très capable, mais je ne pense pas qu?il avait cette influence à l?intérieur du groupe, qu?il y mettait toute son âme et son intérêt. Je pense que pour ma part, la raison pour laquelle ils m?ont pris avec eux est qu?en plus d?être un bon partenaire, je pouvais m?impliquer davantage dans l?écriture et les aider à atteindre d?autres niveaux. Humainement et musicalement c?était un moyen d?avoir une énergie nouvelle qui leur manquait peut-être à ce moment avec Derek. Non qu?il n?avait rien à leur offrir, mais ils ont sans doute estimé que je pouvais les aider à aller vers le haut.

DC : En parlant d?anciens morceaux, penses-tu que le show WDADRU a permis de rappeler aux gens à quel point ces tout premiers morceaux étaient bons ?

JR : Oui, tout à fait. C?était une bonne chose de rejouer ces morceaux. Je pense que les gens sont contents d?avoir maintenant des versions propres de ces morceaux.

DC : Et lorsque vous préparez vos morceaux pour les tournées, comment l?idée vous vient de modifier tel ou tel passage ou de mixer une chanson avec une autre ?

JR : Cà nous vient très naturellement durant les répétitions. Mike propose " hey, pourrais-tu improviser sur ce passage ? ", puis John propose une bonne idée pour un changement, comme nous avons pu le faire sur le passage solo de Hollow Years par exemple. Il n?y a rien de formel, nous nous laissons juste guider par l?inspiration. Cà vient et c?est tout !


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